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Un ancien PC et un home lab qui prend forme

Une ancienne tour de jeu a trouvé une deuxième vie entre la box Internet et le réseau de la maison. Elle est devenue le point de départ d’un laboratoire personnel qui héberge aussi des services du quotidien.

Publié le 11 octobre 2026 · 4 min de lecture

Une tour de PC réutilisée héberge plusieurs services, accompagnée d’un disque et d’un commutateur réseau.

Au départ, il y avait une tour que je pouvais réutiliser et plusieurs besoins à rapprocher : stocker des fichiers, mieux maîtriser le réseau et disposer d’un endroit où faire tourner mes essais.

La machine a été adaptée pour accueillir des disques et une carte réseau dédiée. Puis j’ai installé Proxmox, qui permet de faire fonctionner plusieurs machines virtuelles sur un même ordinateur. Ce choix allait me laisser attribuer un rôle à chaque environnement, tout en conservant une base matérielle commune.

Je n’avais pas dessiné toute l’installation actuelle avant de commencer. Elle s’est construite à mesure que de nouveaux usages trouvaient leur place, et que les premiers choix révélaient leurs conséquences.

Donner une place à chaque service

OPNsense a pris le rôle de passerelle entre la box et le réseau local. AdGuard Home est venu s’occuper des requêtes DNS, avec notamment le filtrage de certains domaines publicitaires. TrueNAS a fourni l’environnement de stockage, dans lequel j’ai installé Nextcloud pour accéder aux fichiers et les partager.

Home Assistant a ensuite rejoint cet ensemble dans une machine virtuelle, après avoir fonctionné sur un Raspberry Pi. L’installation réunissait désormais des services très différents, mais qui avaient besoin les uns des autres pour rendre le résultat attendu.

Cette organisation m’a aidé à comprendre les responsabilités de chaque composant. Si un nom ne se résout pas, si une page ne s’ouvre pas ou si un appareil ne répond plus, je peux commencer par chercher quel élément assure la fonction concernée. Cette séparation donne aussi un cadre pour documenter l’ensemble.

Les noms des logiciels restent secondaires pour quelqu’un qui utilise la maison. En revanche, savoir où se trouvent les fichiers et ce qui permet de les atteindre devient précieux dès qu’il faut intervenir.

Le serveur se retrouve sur le chemin

Installer la passerelle réseau dans le serveur a une conséquence assez simple : cette machine participe directement aux communications de la maison. Son entretien concerne alors davantage que les applications que je suis en train de tester.

Cette dépendance m’intéresse autant que les possibilités offertes par la virtualisation. Elle oblige à réfléchir à l’ordre des opérations et à ce qui restera accessible pendant une intervention. Un arrêt du serveur n’a pas la même portée que celui d’une machine virtuelle isolée.

J’ai commencé à représenter ces relations plus explicitement. Quelle adresse permet de joindre l’administration ? Quel service fournit les noms ? Par quel chemin passe l’accès à une application ? Les réponses sont faciles à retenir juste après une installation. Quelques mois et plusieurs modifications plus tard, un document devient nettement plus fiable que le souvenir de la dernière soirée de configuration.

Héberger des données donne une autre responsabilité

Avec Nextcloud, le stockage a également changé de nature. Des fichiers destinés à être consultés et partagés dans le foyer y ont pris place. L’organisation des données, leur accès et leur conservation demandaient alors autant d’attention que l’installation de l’application.

Les instantanés de TrueNAS m’ont notamment servi lors d’une mise à jour difficile. Ils permettent de retrouver un état antérieur, à condition de comprendre ce qui a été enregistré et quelles données doivent rester cohérentes entre elles. Ils restent liés au stockage qui les porte ; je ne les confonds donc pas avec une copie indépendante de l’ensemble.

Ce type d’épisode rend les dépendances beaucoup moins abstraites. Une application, sa base de données et les fichiers qu’elle gère ne se restaurent pas au hasard, chacun dans une époque différente.

Garder de la place pour apprendre

Le home lab me permet d’explorer des sujets que je rencontrais auparavant de manière plus ponctuelle : virtualisation, routage, résolution de noms, stockage ou certificats. J’y retrouve une façon de travailler familière, avec un besoin à définir, des essais à conduire et des résultats à vérifier.

Le cadre domestique a cependant ses propres exigences. Je peux accepter une configuration provisoire pour une expérience. Lorsqu’un service entre dans les habitudes du foyer, il faut aussi penser à son entretien et à la manière dont il sera utilisé sans moi devant le clavier.

L’ancienne tour héberge aujourd’hui les deux aspects. Elle me donne de quoi apprendre, tout en m’obligeant à prendre soin de ce que j’ai déjà mis en place. C’est probablement ce qui rend ce laboratoire si formateur : les choix finissent par avoir une conséquence observable dans la maison.